Méto

La Maison

Yves Grevet

Syros, 2008

10 chapitres, 247 pages

 

Soixante-quatre enfants vivent coupés du monde, dans une grande maison. Chacun d'eux sait qu'il devra en partir lorsqu'il aura trop grandi.

Mais qu'y a-t-il après la Maison ?

Méto et ses amis vivent dans une maison totalement coupés du monde. Ils ont un cadre très strict et sont dirigés par des Césars. Ces hommes sans pitié qui leur infligent des punitions cruelles. Leur vie est organisée, régentée. Mais que deviennent-ils adultes ? Personne ne le sait.

 

La trilogie Méto, l'un des premiers grands succès d'Yves Grevet, a forgée sa notoriété actuelle. Récompensée par de nombreux prix tels que le Prix TAM-TAM ou encore Le Roseau d'Or (dept 44), elle a reçue au total 8 prix. On comprend très vite pourquoi. Un univers intriguant attise notre curiosité et nous pousse à tourner les pages. Avant que je n'entre dans les détails, je voudrais parler de l'auteur. Comme vous le savez, Yves Grevet est un auteur que j'apprécie tout particulièrement et que j'ai eu la chance de rencontrer cette année durant la Fête du Livre. Je crois que je ne m'en lasserai jamais. De l'action à longueur de pages, voilà ce qui caractérise l'écriture d'Yves Grevet.

Méto et ses amis vivent dans une Maison isolée sur une île. Ils ne se souviennent de rien avant la Maison. Ils ne savent pas comment ils sont arrivés là, ni pourquoi ? Mais ils sont convaincus que la Maison les a arrachés à la misère et au danger. Les garçons (car oui, il n'y a que des garçons) ont entre 8 et 14 et sont divisés en couleurs : bleu ciel, bleu foncé, violet et rouge. Mais lorsqu'ils sont trop grands, vient un jour (ou plutôt une nuit) où leur lit craque et là, ils disparaissent. Personne ne sait ce qu'il y a après mais cela n'aspire que de la peur et de la crainte (beaucoup !). D'ailleurs, ces sentiments sont au cœur de leur vie. Les règles y sont très strictes, injustes parfois totalement insensées. Par exemple, il faut compter jusqu'à 50 entre chaque bouchée, ce n'est qu'un exemple parmi tant d'autres! Il y a une façon de manger, de se déplacer, de dormir... Les sanctions, à l'image de leurs règles, sont terribles. Pour un petit écart de conduite les pensionnaires ont droit à la claque tournante mais si leur faute est grave, ils vont au frigo. Cette chambre froide est redoutée. Y survivre plus de 4 jours est un exploit. Certain y perdent des doigts ou des orteils.

Trop de mystères entourent cette maison. Méto veut lever le voile sur tous ces secrets. Il va chercher, fouiller... Que va-t-il découvrir ? Méto est vraiment très intelligent et ingénieux. Les énigmes et les codes ne lui résistent pas longtemps. A oui, une petite précision même si, je pense, vous l'aviez deviné, c'est le personnage principal. Il est curieux et s'interroge : comment mes vêtements sont lavés ? Qui nettoie la Maison et surtout quand ?

C'est un personnage que j'ai apprécié et j'ai vraiment été impressionnée par son ingéniosité et son courage. J'ai adoré cet univers hors du commun, totalement inédit. Certains passages sont assez violents mais cela reste tout de même lisible. On ne fait pas de cauchemars la nuit je peux vous l'assurer ! J'ai passé un bon moment (un peu stressant parfois). Par contre, ce qui m'a un peu dérangée, c'est le nom des personnages. Tous inspirés de noms latins, ils se terminent tous en "-us", ce qui rend leur mémorisation plus compliquée. Mais c'est quand même minime par rapport au bonheur procuré.

Cette chronique est déjà très longue, mais en résumé, c'est un univers original, un récit d'aventures dystopiques, pleines de rebondissements et un personnage principal digne d'un génie !

 

Note : 9,5 / 10


" Il y a tellement de règles à apprendre ! Il faut au début sans cesse se contrôler. Le principal conseil à donner, c'est attendre, de toujours attendre : attendre avant de parler, attendre avant d'agir. "

 

" Souffrir beaucoup pour être transformé ou souffrir le restant de mon existence pour avoir refusé la souffrance "

 

"J'occupe mon esprit en me remémorant les "souvenirs d'avant" des autres.
Alors, Claudius? ah oui, je m'en souviens. Il parle d'un objet qu'il appelle "maman". Il ne sait plus exactement à quoi il ressemble. Mais ce mot ne le quitte pas. Ce dont il est sûr, c'est qu'il y a une relation entre cet objet et le moment du coucher, et aussi qu'il est chaud et doux. Il pense que c'est peut-être une autre façon de désigner un oreiller ou une couverture"

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Commentaires : 3
  • #1

    Aurélie twogirlsandbooks (lundi, 11 janvier 2016 22:30)

    Je ne connaissais pas mais cette histoire m'intrigue beaucoup.

  • #2

    Eloise (mardi, 19 janvier 2016 17:28)

    Ce livre est au CDI de mon collège une fois que j ai fini le livre en cours'je l empreinte . . .
    Merci maelle

  • #3

    Maëlle's Books (mardi, 19 janvier 2016 18:39)

    Vas-y fonce !